maalem hamid el
kasri::
Né en 1961 à Ksar El Kébir,
au nord du Maroc, il commence son apprentissage à
l'âge de 7 ans, et sa carrière sous l'égide des
maîtres Alouane et Abdelouahed Stitou. Hamid El Kasri est
doté d'une capacité artistique qui lui permet de
fusionner les musiques gnaoua du Nord avec celles du Sud :
gharbaoui de la région
de Rabat, marsaoui d'Essaouira et soussi ou berbère du Sud.
Sa voix profonde en a fait l'un des maâlems les plus
appréciés. Sa passion pour cette musique, il l'a
apprise par l'intermédiaire du mari de sa grand-mère
(un esclave du Soudan), une passion que Hamid El Kasri a
communiquée à sa fille
de 13 ans, qui connaît déjà tout le
répertoire gnaoua. Ce maâlem a effectué
plusieurs tournées en Europe (France,
Suisse).
maalem
hmida boussou lah
yre7mou::
Né
à Marrakech, Hmida Boussou a vu, encore enfant,
débarquer les troupes alliées et découvert,
avec étonnement, l'existence des noirs américains et
du jazz. Il était bien loin d'imaginer qu'il jouerait,
quarante ans plus tard, avec le pianiste Randy
Weston...
Son père, qui n'appartenait pas
à la confrérie des Gnawa, était membre de la
tribu des Boussou, originaire du Lac Tchad et amenée en
Mauritanie par les Touaregs. C'est l'oncle maternel d'Hmida Boussou
qui l'introduit dans le milieu des Gnawa, dès l'âge de
cinq ans. A sept ans, à l'occasion d'un pèlerinage,
la Marabout du lieu lui apparut en rêve, lui confiant le
Guembri (luth – tambour à trois cordes), l'instrument
qui marquera sa vie.
Il fut introduit auprès des
grands maîtres de Marrakech avant d'être appelé,
au début des années soixante, par le Maâlem
Sam, héritier de l'initiateur de la nouvelle vague
casablancaise – qui se caractérise par la
variété des ornementations, liée au rythme de
la vie et de travail d'une ville où vivent les esprits de
trois millions de personnes...
Reconnu par tous comme l'un des grands
maîtres de sa génération, Hmida Boussou
exerçait son activité de musicothérapeute
entre Casablanca, Marrakech et El Jadida.
mais mtn on a perdu ce grand maalem mais bon kona liha gnawa
maydoumou daym lah
maalem mahmoud guinea
:
Né en 1951
à Essaouira, Mahmoud Guinea commence à jouer à
l'âge de 12 ans. Son histoire est intimement liée
à celle des esclaves. Son grand-père paternel,
d'origine malienne, fut vendu au Sahara. L'héritage se
poursuit par son père Boubker Guinea, et désormais
tous les membres de la famille Guinea sont Gnaoua. Il est incontestablement une
des figures emblématiques de la musique gnaouie. Heureux
temps où la « tagnaouite », apanage de quelques
heureux élus, s'exprimait dans toute sa pureté cristalline. Non que
Mahmoud soit hostile au métissage des musiques et sachant
pertinemment que la musique gnaouie ne pourrait survivre et
s'affirmer qu'en élargissant ses frontières, il ne se
fait pas prier pour entremêler son art à celui de
musiciens d'envergure : Carlos Santana, en 1992, Adam Rudolph, Will Calhun, Issaka Sow et
tant d'autres, lors des différentes prestations du Festival
d'Essaouira. Il a participé à de nombreux festivals
en Espagne, France, Italie, Japon, Canada, Autriche,
Norvège, Belgique, Pays-Bas... Mahmoud interprète son art dans le style
marsoui (Essaouira). Il est de plus fabricant de guembri et de
tambours.
maalem mustapha
bakbou::
)
Né en 1954
à Marrakech, le père de Mustapha Bakbou, le
mâalem El Ayachi Bakbou, lui a enseigné cet art
dès l'âge de 14 ans. Sa mère, quant à
elle, est moqadma (voyante).
Ses frères sont eux aussi devenus des maâlems
reconnus. Mustapha a grandi dans une zaouia gnaoua, mais ne s'est
pourtant pas intéressé à cette musique dans
son enfance. Son père l'a alors incité
à quitter l'école pour
s'orienter vers la musique gnaouie, tout comme son frère
Ahmed. Mustapha Bakbou a fait
partie du célèbre groupe Jil Jilala, et a ainsi
participé au mouvement musical folk des années 70. Il
s'est produit sur de nombreuses scènes en Amérique,
en Chine et en Europe.
maalem
Abdeslam Alikane:d
Abdeslam
Alikane est l'un des fondateurs du Festival d'Essaouira, il en
assure la direction artistique et programme les maâlems des
différentes régions du Maroc. Né en 1958
à Essaouira, Abdeslam Alikane est d'origine berbère
(de la région d'Agadir). Il commence à jouer des
crotales à 9 ans. Les descendants d'esclaves travaillant
dans la maison familiale lui enseignent la musique
gnaouie.
maalem
Abdelkébir
Merchane:
Abdelkébir Merchane est né en 1951
à Marrakech, et a commencé à étudier
l'art gnaoui à 9 ans. D'origine arabe, il est le seul Gnaoua
de sa famille. C'est à la suite de nombreuses fausses
couches, onze au total, que sa mère l'a confié
à une nourrice noire. Il
participe ainsi dès son plus jeune âge à des
lilas. Ses maîtres, El Ayachi Bakbou et Mohamed Sam l'ont
initié au tagnaouite dans la plus pure tradition. Son style
: le marsaoui (Essaouira) et le marrakchi. Il participe à de
nombreux festivals
internationaux qui lui ont permis de se produire en Europe, dans
les pays arabes et au Japon. Il dirige aujourd'hui le groupe Oulad
Sidi H'Mou.
Il se spécialise dans le style
“marsaoui” et devient une figure incontournable
d'Essaouira, très apprécié lors des rituels de
transe, ou lilas. Abdeslam Alikane se fait remarquer par une
singulière maîtrise de la pratique
thérapeutique. Il est aujourd'hui l'un des grands
messagers de l'art Gnaoua à
travers le monde, aux côtés de son groupe Tyour
Gnaoua. Il a participé à plusieurs festivals
internationaux et a joué notamment avec Peter Gabriel et Ray
Lema, avec lequel il enregistre en 2000 un album intitulé
“Safi”...
Considéré actuellement
comme un des plus célèbres maâlems Gnaoua au
Maroc, Abdeslam Alikane est un fidèle d'Essaouira. Le fruit
de ses expériences l'emmène à se distinguer
par un style, qui sait allier musique gnaouie et world music, et
une réelle maîtrise de la
scène.
maâlem
Abdenbi
Le
maâlem Abdenbi est né à Marrakech et vit
actuellement à Casablanca. C'est sous les bons conseils du
maâlem Boussou qu'Abdenbi travaillera son talent. Devenu
maître à son tour, il est aujourd'hui entouré
de son groupe, Sidi Mimoun et travaille régulièrement
en Italie où il a enregistré un album.
Son style fait référence
à ses origines, une musique qui rappelle autant les
traditions tagnaouites de Casablanca que celles de
Marrakech. Parti en Europe
diffuser la fièvre des Gnaoua et habitué du Festival
d'Essaouira,le maâlem Abdenbi a su travailler des apparitions
scéniques imposantes.
Maâlem Abdeslam
Belghiti
Né
à Essaouira, cet ancien maâlem âgé de
plus de 60 ans est considéré comme l'un des
initiateurs des lilas et des moussems dans la pure tradition souirie.
Élève de Boubker Guinea, le père de Mahmoud,
le maâlem Belghiti est un adepte de la pure tradition
gnaouie, comme peut l'être l'autre Souiri, Allal
Soudani.
taoufik
ven 29 jan 2010 15:34